Bérou-la-Mulotière, Boisgasson et Châteaudun

Par eurelien.fr
//  Publié le
08-02-2021
//  Mis à jour le 08-02-2021
Temps de lecture : 7 min
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En ce début d’année 2021, « l’Eurélien » vous propose de partir à la découverte de l’histoire des écoles du département. Pour cette seconde étape, nous vous emmenons dans les écoles de Bérou-la-Mulotière (canton de Brezolles), Boisgasson (canton de Cloyes-sur-le-Loir) et Châteaudun (canton de Châteaudun).

Châteaudun

En 1887, la municipalité de Châteaudun se lance dans la construction d’une école de garçons et en confie la responsabilité à l’architecte E. Triau. Ce dernier propose un grand corps de bâtiment tout en longueur, dont seul le pavillon central dispose d’un étage. Y sont adjoints deux pavillons indépendants, abritant respectivement le gymnase et les logements de fonction. La particularité de l’édifice est également de mettre à disposition des Dunois le gymnase et une salle pour la tenue de conférences et de cours du soir. Autre innovation, les équipements techniques sont particulièrement innovants : l’édifice est ainsi doté d’un chauffage central et de l’eau courante. Enfin, l’école comporte une salle spécifiquement aménagée pour les cours de dessin. L’architecte Triau a donc assumé un certain nombre de partis pris et dérogé aux poncifs du bâtiment scolaire « traditionnel » : architecture originale, choix décoratifs, modernité des installations techniques, ouverture au public... Ultime clin d’œil au savoir-faire dunois, il a également choisi d’utiliser – entre autres – de la pierre de Villengears, extraite de la région d’Ozoir-le-Breuil.

 

Bérou-la-Mulotière  

Le 12 juin 1870, face au délabrement de l’école, le conseil municipal décide la construction en urgence d’une mairie-école, mais ce projet se voit ralenti par des débats passionnés sur le choix de l’emplacement. Finalement, en 1875, la mairie choisit un site en lisière du hameau de la Guillerie, sur le territoire communal, cependant réputé malsain en raison de son humidité et de son emplacement encaissé, déchaînant les protestations des habitants de la commune craignant de voir leurs enfants contracter fièvres intermittentes et paludéennes, et poussent le conseil municipal à la démission. Deux enquêtes sont menées, le sous-préfet de Dreux, Paul Deschanel, vient en personne inspecter le site. En 1878, l’architecte Leloup est chargé de dresser les plans de la nouvelle mairie-école alors que les conflits entre la mairie et les habitants ne sont pas encore apaisés. En 1881, la commission des bâtiments scolaires met fin aux débats en entérinant définitivement le projet de l’architecte Leloup tout comme le choix du site.

Boisgasson

L’architecte Emile Vaillant fut chargé par le conseil municipal en 1879 de la construction d’une nouvelle école en réutilisant le terrain de l’ancien établissement, agrandi de quelques parcelles mitoyennes. Le nouveau projet intègre des éléments de l’ancien bâtiment, comme la clôture, par exemple, et se conforme pour le reste au règlement de construction des écoles paru le 17 juin 1880. Si le bâtiment présente une apparence sobre, il est sauvé de la sévérité par l’ajout d’éléments décoratifs à son architecture (œils-de-bœuf, clocheton, girouette, fleurons…).

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